" Home sweet home..."

De la Forme... espace habitable, espace habité !

Se remémorer l'habitat premier, le ventre de la mère, matrice originel, enveloppe protectrice, doux foyer de notre lent développement où murissent chacune de nos particules



C'est donc dans la nature même de la forme, ici l'ovoïde, qu'émerge pour moi la corrélation intime entre l'habitant et l'habité, l'essence de la forme et la naissance des corps. La contrainte corporelle qu'impose la « coquille » étant paradoxalement l'habitat premier des corps en devenir.

Un travail en construction, une charpente qui se laisse deviner tels sont les principaux éléments qui composent mon travail. Une esquisse pour garder l'énergie du mouvement, sa force, sa violence mais aussi sa beauté. Tout comme pour mes croquis les sculptures donnent aux visiteurs la liberté de « finir le travail ». Il est assez facile d'imaginer, de se projeter dans l'après. Une construction mentale qui permet d'imaginer, de méditer sur le processus d'évolution de l'œuvre. Plus qu'une représentation, c'est une rencontre avec soi, dans sa propre intimité, dans sa propre évolution.

Gaillard Christophe




Notre première relation au monde est mise en sourdine, celle-ci atténuée par cette barrière utérine ; la réminiscence oubliée de la naissance et la violence qu'elle diffuse aux corps, érige l'habitat et crée l'habité.