le corps en question

le corps en question

Mon postulat de base est comment appréhender le corps, capturer sa représentation, sa présentation et tendre vers sa disparition.

J'essaie de l'explorer dans ses relations infime , consciente/inconsciente, intime et social et le confronter au monde, à l'espace.

Aujourd'hui je m'interroge sur cette relation que nous avons avec notre propre corps, et cette obsession que nous avons de vouloir le changer, le dénaturé, le torturé...et surtout cette incapacité à vivre avec.

Comment suis je dans mon corps? Qu'elle est ma relation aux autres (corps!) ? Pourquoi le changé ? Quel idéal représentatif ?

Simple notion tribal ou asservissement à une société dictatoriale de l'image, le moi ou le surmoi, autant de questions qu'il y de corps?

Chacun avec ses propres altérités, ses propres raisonnements et ses propres relations au corps se construit sont opuscule corporel. L'image dans le miroir, les photos de naissance, de l'enfance, le constat d'un vieillissement immuables de ce facétieux costumes qu'est notre enveloppe de chaire et de sang n'en est que l'illustration.

Fables Korps & Graffik's

juin 2005 Rethel

Cette  exposition  m'as permis de me confronter à la scénographie d'exposition. L'idée principale de cette exposition était de mettre le spectateur dans une position "inconfortable. La mise en place des kakemonos qui saturent l'espace empêche le spectateur de prendre du recul face aux œuvres qui sont de formats 1/1. tout a été fait de manière à ce qu' aucun point de vue ne soit privilégié, de plus il y a un contact direct physique du spectateur avec les kakemonos suspendus, d’où un certain malaise pour ne pas toucher ou bouger.

A chaque exposition j'essaie d'associer un fond sonore , pour celle ci et corpus mundi .

 "les pièces pour piano" de J.Cage.

"corpus mundi"

Février 2015

Cette  exposition s'inscrit dans mon processus de recherche artistique. en effet après les Fables Korps & Graffik's.

mon travail s'engage vers de nouvelles perspectives. je pense que c'est par la douleur que le corps se glorifie et c'est dans sa singularité et son originalité (au sens originel) qu'il tente d'exister.

la première épreuve pour celui ci est la naissance, cette rupture avec la matrice. Nos corps portent ces stigmates ineffables, cette rupture du cordon, cet arrachement du double, cet abandon pour se retrouver seul, seul face à lui même.